La pharma et le digital – Episode1 Par Fabrice Vezin

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Cet article est le premier d’une série consacrée à l’utilisation du digital au sein de l’industrie pharmaceutique au cours des dernières années. Mon propos est d’essayer de brosser un portrait le plus clair possible des réalisations passées et en cours par l’industrie auprès des professionnels de santé et du grand public. Avec en point de conclusion des focus sur des réalisations qui me paraissent novatrices et opportunes dans la démarche et la forme.

J’espère que cette série d’articles saura vous intéresser à cette évolution importante de la pharma.

 

Si tel est le cas, n’hésitez pas à me laisser des commentaires.

A vous lire.

 

L’investissement de la pharma dans le développement des applis mobiles depuis quelques années

Les diverses études sur l’essor phénoménal et la part croissante prise par les applis mobiles santé ont fini de convaincre les industriels de la pharma d’être présents sur ce vecteur de développement que représente la msanté.

Preuve en est, l’incroyable accélération qui s’est produite depuis 2010, concernant le développement d’applications mobiles par l’industrie pharmaceutique. D’après le site proximamobile.fr, c’est près de 40 applications mobiles qui ont été développées en 2010 par l’ensemble de l’industrie pharmaceutique américaine. Industrie qui produisait déjà une moyenne de 20 applications mobiles par an sur les 3 dernières années.

Pour avoir un panorama de la production fournie par la pharma, je vous conseille la lecture des 3 liens ci-dessous, qui constituent un travail remarquable de synthèse sur cette offre mobile, fournie par les principaux laboratoires :

http://www.pharmafile.com/news/digital-pharma-big-pharma-iphone-apps-part-one

http://www.pharmafile.com/news/digital-pharma-big-pharma-iphone-apps-part-two

http://www.pharmafile.com/news/digital-pharma-big-pharma-iphone-apps-part-three

A des fins pédagogiques, on peut également rappeler que l’autorité de santé américaine, la Food and Drug Administration (FDA) s’est montrée très favorable à l’utilisation des applications mobiles et des supports tels que l’iPad dans la pratique professionnelle médicale. Avec comme illustration, l’autorisation de l’application « Mobisante », qui permet de transformer un smartphone en un dispositif capable de réaliser des écographies. Il offre également d’afficher les images capturées en temps réel, puis de les transmettre à un professionnel de santé afin de confirmer un diagnostic.

Et que les futurs médecins américains sont incités à utiliser ces mêmes supports au cours des études universitaires. Ainsi, 30% des écoles de médecine accréditées aux États-Unis imposeraient à leurs étudiants d’avoir un smartphone, alors que les autres écoles l’encourageraient (étude FirstWorld, Mai 2010). D’autres universités fournissent directement le matériel, comme l’université de Yale qui distribue 500 iPads 2 à ses étudiants en médecine.

Concernant le nombre d’applications mobiles mises en place par l’industrie pharmaceutique pour l’année en cours, j’avoue ne pas connaître encore les chiffres.

Mais rien qu’au niveau national, ces derniers mois ont été synonymes de nombreux lancements d’applis, destinées tant au grand public qu’aux professionnel de santé.

Citons par exemple et de manière non exhaustive :

Oméomémo – des laboratoires Boiron

C Time – par le laboratoire Janssen

Reflux & nutrition – du même laboratoire Janssen

Psoriasis – encore du laboratoire Janssen

iChemoDiary – par Le laboratoire Merck & Co

Mon Asthme – par le laboratoire GlaxoSmithKline

Migrain-e – par Le laboratoire AstraZeneca

BioCardio – par Roche Diagnostics France

Pil’ à l’heure – par les laboratoires Théramex

Ce tout petit début de liste démontre la diversité des domaines dans lesquels les laboratoires se sont investis avec toutefois une prédilection pour les domaines ou pathologies qu’elles maitrisent par la présence de médicaments dédiés à ces aires thérapeutiques.

A noter que les maladies chroniques à l’image du diabète, furent les premières à se voir « doter » d’applis santé, avec par exemple « Vree » développée par le laboratoire Merck en 2010.
A partir de 2014, Sanofi avec le programme Diabéo industrialisera l’usage d’une application mobile dans un processus de télémédecine.

Et que plus globalement, l’évolution du modèle économique de la pharma tend vers une offre couplant les médicaments à des services et notamment des services mobiles autour de l’observance et le suivi à distance du patient notamment.

Déjà, on peut observer l’incroyable diversité de l’offre couverte par les diverses applications proposées. Cela va du rappel des dates de vaccination, des prises de médicaments, de la mise à disposition de calculateurs médicaux, de planches anatomiques, à la surveillance cardiaque, à des régimes et de la gestion du stress, à la santé mentale, au sevrage tabagique jusqu’à l’identification des essais cliniques de lutte contre le cancer.

Côté utilisateurs, les professionnels confirment leur adhésion à l’utilisation des smartphones dans la pratique professionnelle et médicale (cf : baromètre réalisé par Vidal avec le CNOM).

Quant au grand public et les patients, la dernière étude de Mobile Health News révèle qu’un peu plus d’un utilisateur sur 10 de téléphone mobile a téléchargé une appli concernant la santé en 2010, et ces chiffres sont en constante augmentation.

 

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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Chiesi lance un web documentaire autour de l’asthme

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Le laboratoire Chiesi lance un web documentaire pédagogique autour de l’asthme. Présentation.

Destiné au grand public, ce web documentaire baptisé « Asthme »propose aux internautes une expérience pédagogique concernant cette pathologie suivant différentes cibles : le nourrisson, l’enfance, l’adolescence et l’adulte.

A travers des séquences vidéos pédagogiques, des témoignages de professionnels de santé, ce web documentaire propose des informations sur l’asthme, son diagnostic, les traitements et le suivi au quotidien.

Des quizz permettent à l’internaute de contrôler ses connaissances sur l’ensemble des sujets abordés autour de l’asthme.

A noter que le laboratoire Chiesi a également mis en ligne une nouvelle version de son site Internet : www.chiesi.fr.

Source : Chiesi

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La  télémédecine, outil d’avenir pour les maladies chroniques

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Mercredi 14 novembre, s’est tenu à Paris une conférence parlementaire consacrée à l’e-santé, à l’initiative des députés Jean-Pierre Door et Martine Pinville, vice-président et secrétaire de la Commission des affaires sociales.

L’usage du numérique dans les systèmes de soin est encore limité ; il suscite des questions pratiques, éthiques, financières. Mais il ne se réduit pas au développement des systèmes d’information. Il implique aussi le renouvellement de l’acte de soin, à travers la télémédecine. En 2010 un décret a été publié, définissant les actes relevant de la télémédecine. Environ 500 médecins la pratiquent en France. Une solution d’avenir ?

 

Interview du docteur Pierre Simon, président de l’Association nationale de télémédecine (Antel) créée en 2007, et auteur du rapport sur la place de la télémédecine dans l’organisation des soins remis à Roselyne Bachelot en 2008.

 

 

Qu’est-ce qui vous a conduit, en tant que néphrologue hospitalier, à vous tourner vers la télémedecine il y a plus de dix ans ?

C’est le constat que mes patients dialysés étaient de plus en plus âgés, et que plusieurs fois par semaines, ils devaient faire parfois jusqu’à 450 kilomètres, en se levant aux aurores, pour être présent à la séance du matin, ce qui générait beaucoup de fatigues, un isolement social etc. J’ai voulu organiser leur traitement au plus proche de leur domicile, en m’assurant que, sur le plan médical, la qualité était aussi bonne. C’est là le sens de la télémédecine : elle n’a pas pour but d’utiliser les nouvelles technologies en tant que telles, mais de répondre à un besoin très identifié.

 

Concrètement, qu’est-ce qui se fait à distance ?

Pour construire un projet de télémédecine, il faut regarder ce qui se passe quand on est en contact avec le patient, et le transposer à distance. Ainsi pour la dialyse, il y a à la fois de la télésurveillance, une téléconsultation du néphrologue (qui repose sur la façon dont s’est déroulée la séance, et donc, sur la télétransmission des données), et enfin de la téléassistance, ce qui permet aux infirmières qui se trouvent auprès du patient de rester en contact avec les médecins du centre de surveillance et de recueillir leurs avis.

Pourquoi la télémédecine n’est-elle pas plus développée?

Aujourd’hui, le frein ne vient ni des patients — qui donnent leur consentement et qui ont l’assurance du respect de la confidentialité des données —, ni du juridique, puisqu’un médecin qui respecte les actes définis par le décret de 2010 est parfaitement couvert, mais des professionnels de santé eux-mêmes. Nous n’avons pas pris la mesure du fait qu’en quarante ans, nous avons allongé la durée de vie de quinze ans, si bien que 15 millions de personnes en France vivent avec des maladies chroniques, qui constituent aujourd’hui la principale demande de soins. Il nous faut passer d’une pratique fondée sur la relation individuelle entre le patient et le médecin, parfaitement adaptée à la prise en charge de la maladie aiguë, à une pratique collaborative, plus adaptée à la prise en charge d’une maladie chronique.

La télémédecine est-elle une façon de lutter contre les déserts médicaux ?
La moindre densité médicale épouse le fait que 80% de la population se trouve sur 20% du territoire. C’est irréversible. On sait que la qualité d’une prise en charge à proximité du domicile est aussi bonne qu’à distance. Il faut simplement avoir le courage de le faire. Le problème est que la médecine générale est devenue une médecine de consultation, sur le modèle de la médecine spécialisée, qui répond uniquement à des demandes de soin programmées. Or la maladie chronique entraîne des ressentis d’urgence, des sentiments de gravité immédiate; il faut donc organiser la réponse, et prévenir les complications par la surveillance. Comme nous le faisons déjà dans la télésurveillance médicale des patients en insuffisance cardiaque, par exemple.

Est-ce une médecine à distance faute de mieux?
Il ne s’agit pas de la substituer à la pratique de la consultation en face à face mais d’être complémentaires. Pour bien prendre en charge les malades chroniques, il faut faire plus que ce que nous faisons actuellement. Celles-ci occasionnent aujourd’hui l’hospitalisation de patients qui n’ont tout simplement pas trouvé de réponse à leur situation auprès des médecins de proximité. Avec un coût indû estimé entre 7 et14 milliards d’euros. Il ne faut donc pas envisager la télémédecine comme un palliatif, mais comme une nouvelle organisation qui va permettre que soit donné le juste soin au bon endroit, et si possible au meilleur coût.

Quel est le changement de modèle que vous appelez de vos voeux?
Les maladies chroniques sont des maladies dont on ne guérit pas, et qui s’aggravent au fil du temps : c’est pourquoi il est urgent de mettre du soin de qualité ailleurs qu’à l’hôpital, à savoir à domicile, dans les Ephad et maisons de retraite. C’est là que sont les besoins. Il faut redonner vie au système de soins de premiers recours, en adoptant un modèle adapté, dans lequel un ensemble de professionnels de santé (infirmières, pharmaciens) coopèrent entre eux et avec le médecin, pour une prise en charge globale des patients. Nous devons évoluer dans les coopérations — d’autant que le vieillissement comprend aussi des aspects sociaux, et qu’il faut par conséquent aussi inclure psychologues et assistantes sociales dans l’équipe. Et de l’autre côté, la télémédecine permettra au médecin de premier recours d’avoir un contact quasi permanent avec les spécialistes. C’est toute la dimension de la télé-expertise, qui doit également jouer à plein dans le système hospitalier, afin de rendre possible une bonne régulation du soin.

 

See on www.lavie.fr

Avec le mobile, gérer sa santé se tourne vers le pratique et le ludique

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Big Data, smartphone, capteurs… Autant d’éléments qui modifient définitivement le secteur de la santé, en permettant aux individus de mieux se suivre, se connaître, prendre soin de soi. Mais aussi de vouloir se réapproprier cette partie d’eux pendant longtemps en grande partie déléguée aux professionnels du secteur. Le résultat ? Des patients qui voient de plus en plus la relation qu’ils peuvent avoir avec des entreprises liées à la santé comme identique à celle qu’ils ont avec une entreprise (ce qui sous entend la présence d’un service client).

 

Et qui du coup deviennent friands d’applications qui leur permettent de mieux se connaître, de gérer leur santé, soit de manière très pratique, comme on gérerait son agenda, soit de manière ludique.

 

Insérer consommation et ludique

HealthyHeroes, par exemple, passe par le concept du jeu massivement multi joueur pour encourager l’activité physique. Les joueurs créent un avatar, qui gagne des points et de la vitalité en fonction du sport réel réalisé par l’utilisateur. Et ces applications sont tellement bien acceptées qu’elles sont de plus en plus vues aussi par les entreprises comme un moyen de participer au bien être et à la bonne santé de leurs salariés. Des solutions comme Healthrageous ou Digifit peuvent ainsi être proposées par une compagnie. Le but étant, évidemment, de réduire aussi l’absentéisme dû à des problèmes de santé. Au final, et c’est plutôt bon signe, les investissements dans les startup liées au secteur de la santé digitale se multiplient. Des incubateurs dédiés voient le jour, comme HealthXL, à Berlin, ou HealthBox.

 

Le médecin reste au centre

 

Mais est-ce qu’avec l’ensemble de ces outils, et surtout cette envie de se réapproprier leur santé, les patients ne vont pas réduire peu à peu les intermédiaires ? En effet, avec des solutions comme iBlueButton, c’est le patient qui a la main sur son dossier, actualisé en permanence, et qui le partage avec son praticien. Le but étant de lutter contre l’éparpillement des données médicales. Peut-être. Mais quoi qu’il en soit, l’ensemble de ces outils, s’ils favorisent l’autonomisation du patient, sa santé, et la multiplication de données utiles, n’a pas pour but de remplacer le praticien. Ils ne sont que des éléments favorisant la lecture d’informations, et la maîtrise de soi. Des éléments qui pourraient améliorer l’accès aux soins, donc, côté patient, mais aussi l’efficacité des soins, côté praticiens.

See on www.atelier.net

Les consultations numériques, un pas vers la télémédecine –

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Comme dans tous les domaines de notre quotidien, la médecine s’est adaptée aux révolutions numériques de ces dernières années. La télémédecine, voire la médecine 2.0, comme se plaisent à la nommer certains spécialistes, a été définie et organisée d’abord à un niveau international, notamment par des directives de l’O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé) dès 1997. En France, elle est encadrée plus précisément encore depuis la loi FPST (Hôpital, Patient, Santé, Territoires), qui a été adoptée en 2009. Consultations par télémédecine, télésurveillance ou encore téléexpertise, cette nouvelle forme d’exercice répond à des attentes modernes, tout en apportant des solutions à des problèmes récurrents depuis des années.

 

La télémédecine, une médecine pour tous

 

Les consultations médicales, à travers l’utilisation d’une communication, se développent lentement (mais surement) en France. Elles représentent néanmoins une véritable consultation, nécessitant l’échange entre le patient et son médecin. Bien évidemment, certaines pathologies, nécessitant un examen physique approfondi, sont d’emblée exclues du champ de ces nouvelles formes de pratique médicale.

Cependant dans une grande majorité des cas, elles seront non seulement possibles mais efficaces. Avec le développement de ces nouvelles technologies, ces consultations « virtuelles » peuvent aussi bénéficier de la télésurveillance, notamment pour contrôler certains constantes (tension, rythme cardiaque, …) du patient.

Mais en s’appuyant sur ces nouvelles technologies et en faisant de ces modes modernes de communication, de véritables outils pour une politique de santé, la médecine gagne en efficacité. On peut ainsi lutter contre les dangers de la désertification médicale. Dans les zones rurales éloignées des grands centres médicaux, la téléconsultation pourra alors permettre au médecin de diagnostiquer et de soigner les affections, dont sont victimes les patients.

Dans le pire des cas, si un examen physique reste nécessaire, ce dernier pourra être réalisé ultérieurement, mais le médecin pourra alors programmer ces analyses, apportant un confort à ces patients. La médecine, par ce biais, se rapproche ainsi de la population, renforçant encore son rôle d’acteur social dans nos campagnes.

 

La télémédecine, pour une médecine de pointe

 

Même si des progrès et des évolutions sont encore attendus en la matière, ces téléconsultations nécessitent déjà une formation particulière des médecins, notamment en ce qui concerne la communication entre eux et les patients. De plus en plus de médecins sont ainsi formés chaque année à cette nouvelle forme de pratique. Mais, cette dernière permet également pour l’ensemble de la population de bénéficier de médecins mieux formés et mieux informés des innovations et des dernières percées scientifiques.

Ces outils collaboratifs, proposés par la médecine virtuelle, permettent ainsi une meilleure diffusion de la connaissance, et notamment des dernières découvertes. Si autrefois, les médecins de campagne devaient attendre la publication d’un article dans une revue spécialisée pour découvrir les nouveaux vaccins ou l’apparition d’une nouvelle pathologie, les médecins, pratiquant ces téléconsultations, sont désormais informés en temps réel.
Ils peuvent même faire appel à une téléexpertise pour bénéficier, en temps réel, des avis des plus grands spécialistes dans chacune des disciplines.

 

Plus qu’une simple consultation médicale, la pratique de la médecine, via l’utilisation des nouveaux moyens de communication, permet à tout un chacun de recevoir les meilleurs conseils des plus éminents spécialistes et ce quel que soit son domicile.

See on www.consultation-telemedecine.fr

Des advergames au service de la santé

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C’est par l’advergame que les laboratoires ont choisi de promouvoir leurs produits, à l’image de Vicks et de Freedent en 2011.

Des advergames sanitaires, quand la communication sociale devient jouable.

 

Impossible d’évoquer le secteur de la santé sans penser au Docteur Knock, interprété par Louis Jouvet, ce médecin de campagne qui, pour s’assurer un revenu confortable, distille ses conseils fumeux et diagnostique une maladie à chaque âme du village, transformé en hôpital.

 

Cette situation nous paraît impensable au XXIe siècle, et pourtant, nombres de voix s’élèvent contre les actes menés par les laboratoires pharmaceutiques, qui doivent agir dans un cadre humain et social, mais qui ont intégré le facteur économique. Preuve en est, ces groupes génèrent plusieurs milliards d’euros de bénéfices chaque année. Que ce soit des malades non soignés, des irradiés, des maladies provoquées par des traitements, plusieurs procès ont également fait les Unes ces dernières années.

 

Malgré ces résultats, il ne faut pas oublier que le secteur de la santé, les laboratoires, les hôpitaux, les médecins ou les pharmaciens, nous permettent de vivre plus vieux, dans de meilleures conditions, et de sauver des vies.

 

En France particulièrement, la santé est un secteur d’importance, 81 % de la population ayant une vision positive de la qualité des soins fournis. Il est à noter que la France se place au 2e rang de l’OCDE pour son espérance de vie, la première cause de mortalité étant le cancer, suivi des problèmes cardiaques. Mais la santé coûte cher, près de 15 % de la population avoue avoir renoncé à des soins de santé en raison de coût élevés. Malgré cela, les français représentent la plus grosse consommation par habitant au monde, avec un coût de 12,1 % du PIB.

 

C’est dans ce cadre que l’industrie de la santé doit mener sa communication, et à ce sujet, les marketeurs ont su faire preuve d’inventivité au sein de ce milieu d’ordinaire assez normé.

See on www.advergame.fr

Quels serious games concevoir pour la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer?

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Dans le cadre de l’élaboration d’un des deux serious games destiné aux patients, dans le projet Az@GAME, l’UNICE a effectué une première revue de la littérature scientifique sur les serious games, le vieillissement et la maladie d’Alzheimer en vue de définir comment les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer peuvent être stimulées physiquement et cognitivement par le jeu vidéo.

 

Nous allons ici vous présenter leurs résultats préliminaires établis à partir de plusieurs articles scientifiques. Il convient de préciser que toutes les études testent les bénéfices de leurs méthodes sur des interventions de 1 à 6 mois et avec une fréquence d’entrainement non négligeable (entre 2 et 3 heures par semaine).

 

1. Les thérapies mélangeant exercices physiques et cognitifs sont bénéfiques pour la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer.

 

2. Le jeu vidéo conduit à une amélioration des fonctions cognitives.

 

– Il est reconnu que le jeu vidéo, de façon générale, conduit à l’amélioration des fonctions cognitives. Même s’il existe encore un très faible nombre d’articles dans ce domaine, les effets bénéfiques, chez les seniors, des jeux vidéo sur les fonctions cognitives semblent être transférables au monde réel. Récemment, des chercheurs ont montré que ces améliorations cognitives s’accompagnent d’améliorations neurobiologiques (mises en évidence par l’IRM de modifications structurelles du cerveau)

 

– Dans le cadre de la maladie d’Alzheimer, la méthode de guidage, autrement dit où l’on guide le sujet jusqu’à la bonne réponse (apprentissage sans erreur) semble être la meilleure pour maintenir le patient actif dans le jeu vidéo. Cette méthode est aussi utilisée dans les thérapies utilisant l’exercice physique pour maintenir l’autonomie et améliorer les fonctions cognitives.

 

– Dans les jeux vidéo dits « sédentaires » (sans activité physique), les processus cognitifs sollicités et améliorés dépendent directement du type du jeu utilisé (stratégie, jeu de tir à la première personne, etc.).

 

3. L’activité physique a un effet positif sur les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer

 

– D’un point de vue physiologique, une activité physique aérobie de forte intensité peut améliorer le fonctionnement cérébral des seniors (croissance des vaisseaux sanguins, viabilité des neurones etc.). De plus, ce type d’exercice semble provoquer, chez l’animal atteint de cette maladie, un rétablissement progressif du bon fonctionnement neurobiologique, (recouvrement des capacités cognitives, augmentation du volume cérébral, diminution des marqueurs pathologiques de la maladie d’Alzheimer). L’activité physique permettrait donc d’améliorer les fonctions cognitives. Ce phénomène peut être expliqué par une hypothèse métabolique : l’activité physique augmente le régime cardioventilatoire. Ainsi, le sang va irriguer une plus grande zone du cerveau. De ce fait, l’oxygène et le glucose vont atteindre tous les réservoirs du cerveau, ce qui va maintenir l’activité cérébrale « normale ». A l’inverse, la sédentarité conduirait à une mauvaise vascularisation du cerveau, ce qui le conduit progressivement à un fonctionnement en mécanisme de survie. Ainsi, certaines parties du cerveau moins importantes physiologiquement et moins stimulées quotidiennement seraient les premières à mourir pour pouvoir maintenir l’activité des parties indispensable à la vie.

 

4. L’exercice physique, s’il est effectué dans le cadre d’un jeu vidéo donne de meilleurs résultats que s’il est effectué de façon classique.

 

– Dans les jeux vidéo dits actifs (« exergames »), des améliorations importantes sont observées dans certains cas : ainsi, à même intensité d’exercice, le cybercycle (vélo effectué dans le cadre d’un jeu vidéo immersif) donnerait de meilleurs résultats que le vélo en salle sur les aspects neurobiologiques et cognitifs. L’hypothèse explicative de ce phénomène nous renverrait directement aux théories de l’enrichissement cognitif. Pour résumer, la richesse environnementale engendrée par l’immersion dans les exergames (attractivité, adaptation du niveau de difficulté, feedback induit par le jeu sur les performances, propriétés intrinsèques des exergames dans la combinaison activité physique et cognitive) serait responsable des résultats observés au cybercycle.

 

– Les jeux vidéo actifs « grand public » vendus aujourd’hui dans le commerce (Wii, Kinect) ne sont pas assez mobilisateurs d’un point de vue physique et ne permettent pas d’adapter l’intensité des exercices au joueur. En effet, ce sont essentiellement les mains qui sont impliquées dans le jeu, et quand les pieds le sont, c’est uniquement pour effectuer des mouvements sur place. Ainsi, seulement un tiers de la masse musculaire du corps est en moyenne mobilisée (essentiellement les membres supérieurs). Par conséquent, l’exercice physique ne peut être que faiblement intense. Toutefois, ce type de jeu vidéo semble provoquer des améliorations cognitives et fonctionnelles même si elles ne sont que minimes.

 

– Pour finir, une bonne alternative à la Wii ou la Kinect qui permettrait de moduler l’activité physique comme souhaité, serait l’utilisation d’une machine de sport classique (vélo, rameur, tapis de marche) qui serait interfacée avec un jeu vidéo (c’est le cas du cybercycle).

See on www.sante-digitale.fr

Les infirmières, héroïnes de jeux vidéo

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Le premier « serious game » infirmier, dédié à la transfusion sanguine, a été présenté mi-octobre au Pôle images Nord-Pas-de-Calais. Il inaugure une nouvelle voie pour la formation continue des soignantes.

 

Florence pourrait se positionner entre Virginia Henderson et Lara Croft : à la croisée des soins infirmiers et du jeu vidéo. L’objectif de ce premier « serious game » dédié aux infirmières est de développer leur savoir-faire et leur savoir-être dans trois domaines : la transfusion sanguine, la sécurité incendie et le risque infectieux (1). Difficile, en effet, de s’y entraîner « dans la vraie vie », explique Jérôme Poulain, directeur d’Audace, l’agence qui a conçu ce jeu. Celui-ci intervient donc en complément de l’acquisition des connaissances et des gestes. Il « respecte les critères de la formation continue », ajoute-t-il.

L’agence lensoise Audace a démarré la conception de cette série de jeux en 2009. Le DRH d’un de ses clients, un groupe hospitalier privé, souhaitait disposer d’un outil de formation permanent, souple et économique pour les soignants. Retenu l’année suivante par l’appel à projets du Pôle images Nord-Pas-de-Calais, le jeu a été développé pendant deux ans et demi. La formule du jeu vidéo a été choisie parce qu’elle est familière à la plupart des actifs d’aujourd’hui – 63 % des Français de plus de 10 ans ont déjà joué à un jeu vidéo –, mais aussi parce qu’elle provoque une immersion qui incite les joueurs à s’appliquer à la réalisation d’une tâche, même si cela leur prend du temps. À condition que les scénarios et le « gaming » (les ressorts du jeu) soient suffisamment intéressants, que l’environnement graphique soit réaliste et les éléments professionnels conformes.

Game over

Un comité d’experts formé de deux médecins coordonnateurs d’hémovigilance, deux cadres de santé, six infirmières de chirurgie et de médecine, une sage-femme et des développeurs et concepteurs d’Audace ont donné leur avis et testé le jeu tout au long de sa conception.

 

Celui sur la transfusion sanguine décline un mode didacticiel destiné à se familiariser avec le jeu, un mode entraînement qui ne comptabilise pas les résultats, et un mode évaluation dont les résultats, très détaillés, sont transmis au tuteur (un cadre de santé, par exemple).

 

Le jeu commence par le choix d’un avatar, et celui de la disponibilité des produits sanguins propre au cadre de travail de l’apprenant. Plusieurs scénarios amènent ensuite l’infirmière à enrichir le dossier du patient sur le plan transfusionnel, à dialoguer avec lui ou des collègues, à rassembler le matériel nécessaire, l’étiqueter au bon moment, au bon endroit… À chaque erreur, la barre de score se réduit d’un ou plusieurs points. En dessous de 70 %, ou en cas d’erreur grave, un « game over » solde la partie, et il faut recommencer.

Lors de sa présentation, le jeu a suscité l’intérêt des formatrices en Ifsi qui l’ont découvert. Certaines aimeraient, par exemple, le voir étendu à la carte CPTU (contrôle ultime pré-transfusionnel), au calcul de doses ou à des gestes que les étudiantes ont désormais moins l’occasion de réaliser durant les stages, comme les injections sur chambre implantable.
Géraldine Langlois

 

 

1- Le jeu sur la transfusion sanguine est disponible sur www.sante-training.com. La licence coûte 25 € par joueur et par an. Une fois installé sur un ordinateur, il est accessible 24 heures sur 24, 365 jours par an. Une plateforme personnalisable avec outil de conception de modules intégrés est proposée aux établissements pour 20 000 €. Le volet sur la sécurité incendie sera disponible ce mois-ci et celui sur le risque infectieux, début 2013.

Article paru dans L’Infirmière magazine, daté du 1er novembre.

 

See on www.espaceinfirmier.com

La réalité augmentée au service des régimes alimentaires du futur

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Une groupe de chercheurs de l’Université de Tokyo a développé une technologie, reposant sur le principe de la réalité augmentée, capable de manipuler la sensation de faim en changeant en temps réel la perception de la quantité de nourriture dans l’assiette.

 

Les études de ces chercheurs montrent une nouvelle fois que plus on a l’impression d’avoir mangé une grande quantité nourriture, moins on a faim. A l’inverse, plus la quantité de nourriture semble petite, plus on va avoir faim. Il y a donc un véritable lien entre la vue et la sensation de faim. L’appétit dépend donc, en partie, de la façon dont la nourriture apparaît.

 

Cette technologie se se compose d’un casque muni d’une caméra et d’un logiciel. Une fois ce casque sur la tête, le système peut, en temps réel, rendre la quantité de nourriture plus importante qu’en réalité. Plus fort encore, la technologie est capable de modifier en temps réel non seulement la taille d’un biscuit mais aussi de déformer la main qui le tient tout en conserver les proportions réelles de cette dernière pour une parfaite illusion.

 

L’algorithme de déformation permet ainsi d’altérer la forme de la main pour la rendre compatible avec la taille virtuellement augmentée du biscuit.

 

Les tests effectués sur 12 personnes montrent que lorsque la nourriture apparaît 1,5 fois plus grosse, la quantité mangée diminue quant à elle de 10%. Quand la nourriture apparaît au 2/3 de sa taille réelle, la quantité mangée augmente de 15%.

 

Dans le futur, la réalité augmentée pourrait donc permettre de mettre au point de nouveaux traitements de lutte contre l’hyperphagie et d’autres troubles alimentaires.

 

Source : http://www.actinnovation.com/innovation-technologie/realite-augmentee-regimes-alimentaires-futur-5068.html

See on www.actinnovation.com

Touspatients.com : le nouveau réseau social patient

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Le nouveau portail touspatients.com propose aux patients une nouvelle plateforme d’échange entre malades, famille et professionnels de santé. Présentation.

Après Carenity en 2011, et BePatient et Entrepatients cette année, que je vous avais présenté lors de précédents billets, voici un nouveau réseau social dédié aux patients :

www.touspatients.com.

L’objectif de ce nouveau portail est de proposer aux patients un lieu de rencontre et de partage d’expérience sur la maladie, les traitements, les effets secondaires. Le patient est placé au centre de ces échanges afin de créer une véritable communauté de personnes atteintes d’une même maladie.

Chaque patient peut se créer un compte gratuitement et accéder aux forums de discussion pour partager et échanger avec d’autres patients sur de nombreuses pathologies et thématiques.

L’animation et le contenu du site sont assurés par des professionnels de santé (médecins, pharmaciens, infirmières….) qui apportent un complément d’information et de nouveaux services afin de faciliter la vie des malades et de leur entourage.

A noter que Tous patients est également présent sur Facebook avec une page fan.

Source : touspatients.com – Buzz e-santé

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Etude « Santé et Internet  » : Les utilisateurs de sites de santé souhaitent se rassurer

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Pour les internautes, les conseils santé donnés sur Internet constituent des compléments d’informations faciles d’accès.

 

43% des utilisateurs de sites de santé ont déjà parlé d’informations trouvées sur Internet avec leur médecin, selon l’étude « Santé sur Internet » menée par CCM Benchmark (éditeur du Journal du Net) qui s’est penché sur les usages des internautes et l’impact de ces pratiques sur la relation avec leur médecin. Parmi les utilisateurs de sites de santé ayant déclaré que la consultation d’information santé a eu un impact sur leurs comportements, 58% affirment les avoir modifiés ou avoir pris rendez-vous pour une consultation (28%).

 

Pour les internautes, les conseils santé donnés sur Internet constituent des compléments d’informations faciles d’accès dont le grand public semble avoir besoin. Ils permettent de mieux comprendre les diagnostics (77%), de trouver des informations qui rassurent (63%) ou permet encore de mieux expliquer les problèmes de santé à un médecin (62%).

 

« Loin de fragiliser la relation médecin-patient, l’utilisation d’Internet semble à l’inverse favoriser une meilleure communication et contribuer à l’amélioration de la qualité de la consultation médicale », souligne l’étude.

 

See on www.journaldunet.com